Type d'art : Arts vivants
Arts vivants
Théâtre
Les laboureurs
(75) Paris 14e Arrondissement
Déplacement possible : 1000 km

Si c'est une fille on l'appellera Violette

1h
de spectacle environ
10
spectateurs min.
1 prix spectateurs
Prix libre
Adulte

La pièce « Si c’est une fille on l’appellera Violette » est une création personnelle qui évoque la chute progressive de Marguerite Constantini à ce que l’on pourrait appeler un état de « burn out » alors qu’elle est en prise à un système d’emprise depuis son enfance. Cette jeune femme est en course pour le « parcours du combattant » avec son conjoint, Benjamin Lemaître. Ce couple de trentenaire se bat effectivement pour avoir un enfant: tout est difficile, rigoureux, exigent, suppose une discipline de fer et de faire mais il faut avancer sous les injonctions de tous. A la fin de la pièce, il s’est écoulé 3 ans entre le démarrage du process de PMA et où ils en sont dans leur vie de couple trois ans plus tard ; en l’occurrence sans être parvenus à concevoir. Ils se posent des questions, ne savent plus s’ils veulent encore avoir un enfant mais ne se parlent pas, ou trop peu ou mal. Progressivement, sous le poids du système au sens large (famille, médical, social et professionnel) le couple se délite. Le corps de Marguerite est soumis à des exigences d’une rudesse et d’une précision sans faille ; à un jour près, à un document manqué, il faut parfois attendre plusieurs mois pour retenter sa chance. L’enfant, objet de tous les désirs depuis toujours envahit les esprits, devient une lutte, parfois un objet de détestation, de culpabilité, comme s’il fallait laisser faire la nature et que nous voulions aller contre elle. Mais la pièce ne s’arrête pas là, elle convoque l’enfance et met en lien, par l’intermédiaire d’un médecin laboureur (au sens où Boris Cyrulnik le conçoit) le lien entre cette dernière et la difficulté à procréer. En l’occurrence, elle met plus en lumière l’enfance de Marguerite - sœur du milieu de sa fratrie, emprise d’un système familial toxique (inceste, égocentrisme maternel, violences) et professionnelle en institution de la protection de l’enfance - dans la capacité ou l’incapacité à concevoir un enfant avec Benjamin. La pièce se veut éveiller le spectateur sur les résurgences traumatiques de l’enfance sur l’adulte, le poids du système familial, l’asservissement à une pensée dominante sans plus se questionner (en l’état, d’avoir un enfant versus vouloir un enfant) et l’émancipation progressive non pour plus (+) d’épanouissement mais uniquement pour ne pas mourir (au sens psychique notamment). La pièce veut enfin partager la difficulté que peut avoir un process de PMA sur l’homme, trop souvent oublié de ces parcours.

Vignette de la vidéo youtube

Préférences de l'artiste

Tout public Tout public
20
M² min.
Accrochage mural Accrochage mural
Disponibilité tous les jours
(75) Paris 14e Arrondissement