Comment est-il possible, dans nos sociétés, de faire un pas de côté ? S’en extraire ? Vivre dignement nos propres expériences et non pas celles des autres ? Préférer le rythme de la marche à l’allure effrénée d’un train ? Être à l'affût du silence quand on est au coeur du “spectacle de l'opulence”* ? Le mouvement plutôt que l'arthrose de l’immobilité ? Peut-être devons-nous nous intéresser au cheminement et aux moyens mis en oeuvre, aux intervalles, à l’aventure, qui mènent à la destination plutôt que la destination elle-même.
Se maintenir en mouvement afin d’aiguiser notre acuité. Le mouvement comme le poumon du voyageur. Le vagabond comme la figure de ce voyage. C’est cette figure-là, libre, humble, aux mille curiosités et sans âge, que nous souhaitons interroger. Cette figure qu’incarne mieux que personne l'écrivain Sylvain Tesson.
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