Maialen et Chloé ont toutes deux suivi des parcours très traditionnels sur le papier. C’est avec l’alto moderne qu’elles ont entamé leur approche de la musique écrite qu’elles ont étudié dans des conservatoires français et allemands. Depuis quelques années, elles se sont retrouvées côte à côte au pupitre de divers ensemble qui pratiquent la musique « historiquement informée » — autrement dit, sur instruments d’époque, sur les nomenclatures utilisées à l‘époque des compositions. Entre les instruments modernes et les instruments du 17ème au 20ème, ce qui change fondamentalement ce sont les formes des archets, les diapasons et les cordes en boyaux. Aujourd’hui, les deux altistes s’adaptent à tous ces paramètres mais celui qui leur plaît en premier lieu c’est l’utilisation des cordes d’autrefois. Le son chaud et croustillant du boyau fait partie de leur quotidien et bien que ce matériel soit capricieux, c’est avec celui-ci qu’elles préfèrent jouer. C’est ainsi qu’elles se croisent au sein d’ensembles intermittents tels que l’Orchestre des Champs Elysées, la Tempête, le Cercle de l’Harmonie, le Freiburger Barockorchester… Au fil du temps, l’idée leur est venue de trouver leur autonomie puisque le duo était en symbiose sous la tutelle de l’orchestre. En mars 2021, elles donnent leur premier concert qui fut un essai et un succès. Le principe est simple, elles ont imaginé un programme classique qui ne l’est pas. Ceux qui se disent exclu de l’environnement classique sont les premiers concernés. Et pour cause, le programme est construit autour de musiques écrites certes, mais minimalistes, répétitives, poétiques, loin des formes habituelles de concert conventionnels. Terminé « le Classique, non merci », en finesse, délicatesse et panache, elles se démarquent par leur volonté de se faire entendre de ceux qui n’auraient pas l’idée d’aller les écouter en salles de concert.
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